Traveller

Les voyages du Conscience Tranquille : Anekthor, jour 4 (093-1105)


Anekthor, jour 3 (092-1105)


Vers un duel au sommet ?


Les hurlements du vent finissent par se taire (mais il continue à souffler pendant plusieurs heures), et la nuit s'écoule sans autre incident. Enfin, dire que la nuit s'écoule est un peu abusif, puisqu'une fois encore, les grimpeurs se lèvent bien avant le soleil de Tivid, pour pouvoir bénéficier d'une neige gelée plus fortement, donc moins susceptible de céder sous leur poids en cas de passage sur une crevasse qu'elle dissimulerait. Quoi qu'il en soit, tout le monde a mal dormi.

Le groupe tient un conciliabule pour décider de la conduite à tenir suite à ce qui s'est passé cette nuit, Dame Sandra se demandant s'il est décent de continuer la compétition si l'un des concurrents a, comme les choses semblent l'indiquer, été avec son équipe victime de circonstances tragiques. Wallace Dougal ne s'exprime pas, mais les autres sont globalement d'avis de continuer maintenant qu'ils sont levés. Quand il fera jour, Dame Sandra pourra appeler le baron Dupin et prendre une décision avec lui, mais en attendant il serait dommage, si la course devait continuer, de perdre plusieurs heures alors qu'ils sont en tête (et que, selon Henri Dupont qui est allé jeter un ½il sur le précipice et n'y a vu aucune lumière, l'autre expédition est encore endormie). Quant à chercher à aller voir ce qui s'est passé cette nuit, personne n'y tient : si quatorze personnes, toutes armées, se sont fait massacrer, le risque est grand de subir le même sort. Si la décision de redescendre est prise, tous comptent bien le faire à bord de l'aéromobile, voire à bord de celle des gardes ruraux si la patrouille qui doit se rendre sur les lieux venait les chercher.

Nos héros reprennent donc l'ascension après avoir avalé une collation, mais l'ambiance est plutôt morose.
Lorsque le soleil se lève enfin, ils sont à environ 11.000 m d'altitude, ce qui semble avoir amélioré l'humeur d'Henri Dupont : en effet, il n'était jamais monté aussi haut jusqu'à présent (la meilleure expédition n'ayant quant à elle pas réussi à atteindre 12.000 m). Il se dit persuadé que cette tentative sera la bonne pour lui. Wallace Dougal et Charlotte Bogner ont pour leur part l'air plutôt préoccupé.
La cordée fait une halte pour que Dame Sandra appelle Robert Dupin, en s'éloignant un peu du groupe. La conversation dure un moment, entre dix minutes et un quart d'heure, puis Dame Sandra revient et déclare que le baron et elle sont tombés d'accord pour poursuivre, attendu que les gardes ruraux vont arriver et qu'ils seront certainement mieux équipés et mieux à même de rechercher les membres de la cordée Redcliffe et de secourir d'éventuels survivants. Et puis, ils sont d'accord tous les deux pour reconnaître que la tentative leur fait courir un risque mortel (même s'ils ne pensaient pas à quelque chose du genre de ce qui a pu se passer cette funeste nuit), et que si l'un des trois devait succomber à la montagne, les autres continueraient leur compétition. "C'est ce que Thomas aurait voulu..."


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